La Lettre des Achats reprend les résultats de l’étude des pratiques de co-développement aux Achats soutenue par PEAK by Thésame et souligne l’écart entre les volontés affichées par les entreprises et la réalité des pratiques de leurs acheteurs à ce sujet.

Une pratique créatrice de valeur nouvelle et bientôt incontournable

Avec l’accélération du cycle de vie des produits et de la diffusion des innovations couplée à la fragmentation des chaînes de valeurs entre de nombreuses parties prenantes, clients et fournisseurs sont aujourd’hui amenés à se serrer les coudes pour suivre – ensemble – la cadence.

Le co-développement est de plus en plus souvent mis en avant comme vecteur d’agilité et de création de valeur entre clients et fournisseurs. L’étude menée par Marie Anne Le Dain, Lisa Laforet et Richard Calvi (G-SCOP, Grenoble INP et IREGE, USMB) montre en effet que les trois plus grandes motivations des Acheteurs à pratiquer le co-développement sont :

  • Accéder à de nouvelles technologies nécessaires à l’offre
  • Diminuer le time-to-market
  • Challenger les choix de conception

Et une très grande majorité des acheteurs interrogés considèrent que le co-développement a vocation à être plus important à l’avenir !

Les leviers : la culture et le comportement des Achats

Alors que le co-développement a déjà été pratiqué par la plupart des acheteurs, c’est sa généralisation qui se fait attendre. Les pratiques de co-développement tiennent aujourd’hui plus de l’expérimentation avec quelques partenaires proches et stratégiques que d’un véritable moyen de créer de la valeur avec ses fournisseurs.

Le passage a l’échelle est difficile pour les entreprises clientes comme en témoigne Vincent Goudet, du cabinet By.O Group, spécialisé dans l’accompagnement d’entreprises dans le développement de leur écosystème et le renforcement de leurs relations B2B. Le principal frein réside dans la dépendance envers le fournisseur engendrée par le co-développement, qui va complètement à l’encontre de la culture des Achats, plutôt habitués à faire jouer la concurrence.
En plus de l’aspect culturel, Vincent Goudet met également en avant un décalage comportemental des acheteurs, qui doivent développer de nouvelles compétences. PEAK by Thésame s’attache d’ailleurs à explorer ces nouveaux besoins dans ses travaux de conception d’un référentiel du collaboratif.

D’autres freins comme la difficulté à faire échanger les équipes internes avec les fournisseurs ou le manque d’alignement entre la stratégie d’innovation et la fonction Achats témoignent du chemin qu’il reste à parcourir pour les clients… Autant de pistes de progression auxquelles s’attaquent PEAK et ses partenaires !

L’article de La Lettre des Achats

Pour les abonnés à la Lettre des Achats, retrouvez cet article de Guillaume Trécan dans la rubrique Tendances – Etudes du numéro 279 de Février 2019, papier ou en ligne :

Le co-développement au stade embryonnaire – Guillaume Trécan, La Lettre des Achats n°279 – Février 2019